Résumé

Portrait de Hippolyte Buffenoir Hippolyte Buffenoir Le 22 septembre, centenaire de la République… (1892)

De son premier coup d'aile, la Convention abat la royauté dans la poussière.
C'est que, sur ses bancs, siègent des hommes, qui s'appellent Danton, Camille Desmoulins, Collot d'Herbois, Grégoire, Louvet, Vergniaud, Barbaroux, Billaud-Varennes, Barère, Prieur, Lindet, Couthon, Marat, Tallien, Anacharsis Clootz, Hérault de Séchelles, Hébert, Saint-Just, Robespierre, et combien d'autres ayant de la tête et du coeur! Génération admirable, qui nous fît ce que nous sommes, qui vécut et mourut pour une idée, avec la passion du Beau, le culte de l'héroïsme, et avec l'enthousiasme de la jeunesse !
Source : Gallica

Portrait de Hippolyte Buffenoir Hippolyte Buffenoir Le 22 septembre, centenaire de la République… (1892)

La tyrannie de la Noblesse et du Clergé d'autrefois était abominable. La tyrannie capitaliste d'aujourd'hui ne l'est pas moins.
L'ouvrier des villes, broyé par un travail accablant et par la misère; le paysan de nos vallées, les bras croisés devant son champ qui ne suffit plus à le nourrir, lui et les siens, peuvent adresser à la Révolution la plainte qu'Alfred de Musset adressait au Christ :
Nous sommes aussi vieux qu'au jour de ta naissance, Nous attendons autant, nous avons plus perdu !
Source : Gallica

Portrait de Hippolyte Buffenoir Hippolyte Buffenoir Le 22 septembre, centenaire de la République… (1892)

Dans les circonstances graves que nous traversons, à la veille de l'année 1893, qui amènera avec elle les élections municipales de Paris, et les élections législatives de tout le pays, en présence de la marée montante du Socialisme, et des grondements sourds d'une Révolution nouvelle, presque inévitable, il convient de s'arrêter un moment à cette date glorieuse, qui a vu s'effondrer la monarchie, et se lever, à l'horizon des temps modernes, le soleil radieux de la République.
Source : Gallica

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