Résumé

Historique du 4e régiment d'infanterie coloniale… (1941)

L'aube pointe enfin; la division est passée; elle s'installe sur ses nouvelles positions; déjà, certains éléments peuvent maintenant faire front à l'ennemi et se défendre. Alors, aux premiers rayons du joyeux soleil de juin qui inondent la place de lumière, le capitaine Boulanger, blessé à mort d'une balle au ventre, sa mission terminée, s'incline doucement pour mourir près de ses pièces encore chaudes.
Source : Gallica

Historique du 4e régiment d'infanterie coloniale… (1941)

Un spectacle pitoyable fut donné au régiment dans la soirée du 10 juin, au cours du mouvement qui devait le mener vers Nanteuil : l'embouteillage, l'emmêlement sur plusieurs rangs d'unités appartenant à des régiments de pieds différents : artillerie, infanterie de plusieurs divisions, motorisées ou non, de réfugiés à pied, en voiture hippomobiles, en auto; la fuite éperdue des conducteurs civils vers tous les couverts au moindre avion, sans même s'assurer de sa nationalité, et l'arrêt consécutif des colonnes sur des kilomètres. Plus de prévôté, plus de service routier pour la police du trafic.
Source : Gallica

Historique du 4e régiment d'infanterie coloniale… (1941)

La veille, le 2e bataillon du 4e régiment d'infanterie coloniale (commandant Paing) , après trois jours et trois nuits de voyage en chemin de fer, de marches et contre-marches harassantes, a traversé la ville morte, longé les murs de l'antique cathédrale, qui porte encore la trace des glorieuses mutilations de l'autre guerre. Les officiers ont réparti leurs hommes dans les granges et se sont allongés près d'eux dans la paille. On peut dormir tranquille : le bataillon est en réserve de division; seul veille, dans la tiède nuit de ce mois de juin, l'indispensable service dé sécurité.
Source : Gallica

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