Résumé

Jean-Baptiste Teste Réponse de la Société ardoisière du moulin Sainte-Anne…

DU CONSEIL MUNICIPAL DE FUMAY.
UNE révolte d'ouvriers a éclaté à Fumay, les 18 et 19 mai derniers. Si elle n'avait pas pour but, comme à Lyon, le maintien d'un tarif illégal, elle tendait à contraindre, par la force, une Société industrielle à contracter des engagemens ruineux pour elle : ce but a été atteint.
L'autorité municipale est accusée, non seulement de n'avoir rien fait pour réprimer la sédition, mais d'avoir présidé à ses actes, favorisé ses prétentions, assuré le succès de son entreprise.
L'autorité se défend de celle grave imputation ; c'est son droit.
Source : Gallica

Jean-Baptiste Teste Réponse de la Société ardoisière du moulin Sainte-Anne…

On a choisi le moment où , tandis que le Conseil municipal était réuni pour sa session ordinaire, la Société elle-même délibérait sur la conduite des ouvrages.
L'orage a éclaté sous les yeux de l'autorité. Dès le début celle-ci se mêle aux actes de la révolte; elle en saisit la direction; elle prend sur elle d'en assurer le succès...
Elle voit, sans s'émouvoir, le domicile des citoyens violé; la sûreté, la vie des personnes compromises... Elle siége au milieu de l'attroupement... Elle accueille des prétentions factieuses, et bientôt elle leur imprime la forme d'un contrat.
Source : Gallica

Jean-Baptiste Teste Réponse de la Société ardoisière du moulin Sainte-Anne…

Et qu'a-t-on fait pour concilier? M. le maire, dans sa lettre du 18, n'avait-il pas intimé à la Société les mêmes ordres que l'émeute? Ce qui s'est passé le 19 à l'Hôtel-de-Ville, est-il autre chose que ce que les ouvriers avaient demandé dès le principe de la sédition ? Et si la Société était entrée un moment en négociation, n'était-ce pas après y avoir été provoquée au nom du Conseil, par M. Claude, sous le faux prétexte qu'il s'agissait de régler les conditions d'une concession nouvelle ?
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature