Résumé

Jean Lapaume La philologie appliquée à l'histoire… (1852)

Eh bien ! la botte de foin choisie pour enseigne par Rome naissante, en attendant qu'elle devienne un jour la célèbre bannière de l'époux de l'Adriatique, du gonfalonier de Venise la Belle, ressemble singulièrement au tourne-ailes, au Versailles ou moulin construit d'abord par Hugues, puis figuré par lui crête pour crête, aile pour aile, sur sonécusson, au moyen des aigles géminés. Jusque là le moulin et son propriétaire couraient grand risque de périr dans la mémoire des hommes : l'immortalité leur fut assurée, du jour où le roi de France est devenu seigneur de Versailles.
Source : Gallica

Jean Lapaume La philologie appliquée à l'histoire… (1852)

Dans le groupe de gauche, la Royauté de Versailles triomphe du lion. Or, le lion c'est ici la force collective de tous les ennemis du dehors, comme tout-à-l'heure l'aigle-hobereau représentait tous les séditieux du dedans. Cette fois encore, un homme est là, un homme robuste aussi, mais sans barbe ni longue chevelure, mais esclave et vaincu, dans l'attitude de la contrainte et de la gêne, les mains liées derrière le dos, et le front courbé sous la puissante main de la Royauté de Versailles; les traits dé la figure sont d'un étranger, et ils expriment la souffrance et le dépit.
Source : Gallica

Jean Lapaume La philologie appliquée à l'histoire… (1852)

Mais au rebours de Sans-Souci, qui donna son nom à la terre, notre Hugues Du Moulin, de tourne-ailes ou de Versailles, prit le nom de la terre : celui-ci fut gentilhomme; et l'autre, roturier; car, dans le principe, ce qui fit noble, c'est le fief, le fief que le seigneur avait reçu du Roi son suzerain, et auquel étaient attachés un titre et des armes.
Source : Gallica

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