Jean Pierre Laurent Gaduel

Résumé

Jean Pierre Laurent Gaduel Oraison funèbre de M. Jean-Joseph Allemand… (1868)

Le germe ne sait pas tout ce qui doit sortir de lui. Dieu, pour ménager votre humilité, vous cacha la grandeur et l'étendue de son dessein total sur vous. Vous aviez pensé ne fonder qu'une Œuvre; mais combien vous en prépariez! Vous aviez cru ne travailler que pour Marseille, dont jamais vos pas ne franchirent l'horizon ; vous travailliez, à votre insu, pour l'Église entière ! Ce n'est qu'en tombant en terre et en paraissant y mourir, que le grain de froment porte du fruit en abondance.
Source : Gallica

Jean Pierre Laurent Gaduel Oraison funèbre de M. Jean-Joseph Allemand… (1868)

J'ai eu la grâce de connaître beaucoup M. Allemand : j'ai rencontré depuis bien des pieux personnages, éminents en vertus : je n'en ai trouvé qu'un dont la sainteté m'ait autant saisi: c'est vous, ô vénérable curé d'Ars ! Quels hommes, Messieurs !
quels prêtres ! Vous me demandez ce que j'ai vu dans M. Allemand? Un homme si différent des autres hommes, qu'il semblait n'être plus de ce monde, et tenir moins de
la terre que du ciel !
Source : Gallica

Jean Pierre Laurent Gaduel Oraison funèbre de M. Jean-Joseph Allemand… (1868)

C'est là, saint prêtre, que la Providence a marqué le lieu de vos derniers et de vos plus féconds travaux ; là que, pendant quinze années encore, vous vivrez uniquement pour vos seuls jeunes gens ; là que vous communiquerez votre esprit et enseignerez vos méthodes à ceux qui doivent en être les héritiers ; là enfin que vous mourrez entre leurs bras, et que reposeront vos cendres vénérées, qu'on va tout à l'heure y porter.
Source : Gallica

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