Résumé

Jérôme Pichon Notices biographiques et littéraires sur la vie et les ouvrages de Jean Vauquelin de La Fresnaye et Nicolas Vauquelin Des Yvetaux… (1846)

On ne conçoit guère un berger sans bergère et un poète sans amour. Si l'on en croit Vauquelin, son ardente imagination lui créa une beauté idéale dont il devint passionnément épris : mais à dix-neuf ans un amour sans objet ne suffit pas long-temps, aussi, Vauquelin se rappela bientôt qu'il avoit : N'estant que garçonnet senti les appétits D'un amour enfantin, aimant une fillette Qui jeune avecques luy, petite infantelette, Avoit fait mile jeux et mile fois cueilli La rose printennière et le bouton jolli, Des rudes aiglantiers et des fois plus de mille Au bois avoit baisé sa bouchette gentille.
Source : Gallica

Jérôme Pichon Notices biographiques et littéraires sur la vie et les ouvrages de Jean Vauquelin de La Fresnaye et Nicolas Vauquelin Des Yvetaux… (1846)

Vauquelin, reconnoissant de ses conseils, composa dans la suite pour ce poète, mort à la fleur de l'âge, une épitaphe qui n'a au reste rien de remarquable (5) .
Arrivés à Poitiers , Vauquelin , Toutain et Grimoult se lièrent avec Scévole de Sainte-Marthe dont
Les vers enchanteurs, Après eux attiroient les filles et pasteurs (6) .
On conçoit facilement que l'étude du droit ait eu peu de charmes pour des esprits si poétiques : aussi Vauquelin nous avoue-t-il ingénument qu'au lieu de démêler les épineuses lois, il se livroit à son amour pour les muses (7) .
Source : Gallica

Jérôme Pichon Notices biographiques et littéraires sur la vie et les ouvrages de Jean Vauquelin de La Fresnaye et Nicolas Vauquelin Des Yvetaux… (1846)

On y verra, comme dans les idylles de Ronsard, des bergers désignés par des noms qui nous paroissent ridicules aujourd'hui, mais, en revanche, on y trouvera du feu, et un génie poétique qui ne se retrouve guère dans les poésies sérieuses du même auteur, c'est-à-dire dans son art poétique et ses satyres. C'est qu'en effet : Doux sont les fruits d'été : mais douce est la saison Où moins nous connoissons le fond de la raison (2) .
Source : Gallica

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