Résumé

Jésus-Christ ! ! ! Liberté, égalité… (1848)

La mort de Socrate, philosophant tranquillement avec ses amis, est la plus douce qu'on puisse désirer; celle de Jésus, expirant dans les tourments, injurié, raillé, maudit de tout un peuple, est la plus horrible qu'on puisse craindre. Socrate, prenant la coupe empoisonnée, bénit celui qui la lui présente et qui pleure. Jésus, au milieu d'un affreux supplice, prie pour ses bourreaux acharnés. Oui, si la vie et la mort de Socrate sont d'un sage, la vie et la mort de Jésus sont d'un Dieu.
Source : Gallica

Jésus-Christ ! ! ! Liberté, égalité… (1848)

Aristide avait été juste avant que Socrate eût dit ce que c'était que la justice. Léonidas était mort pour son pays, avant que Socrate eût fait un devoir d'aimer la patrie. Sparte était sobre avant que Socrate eût loué la sobriété ; avant qu'il eût loué la vertu, la Grèce abondait en hommes vertueux. Mais où Jésus avait-il pris, chez les siens, cette morale élevée et pure, dont lui seul a donné les leçons et l'exemple ? Du sein du plus furieux fanatisme, la plus haute sagesse se fit entendre, et la simplicité des plus hautes vertus honora le plus vil de tous les peuples.
Source : Gallica

Jésus-Christ ! ! ! Liberté, égalité… (1848)

Jésus-Christ nous ordonne aussi d'aimer notre prochain comme nous-mêmes ; et par le prochain, il entend tous les hommes, même nos ennemis. « Faites du bien à ceux qui vous haïssent; priez pour ceux qui vous persécutent et qui vous calomnient, afin que vous soyez les enfants de votre père céleste, qui fait luire son soleil sur les bons et sur les méchants. »
Source : Gallica

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