Résumé

L'Egypte est-elle solvable ? (1875)

Quand le marché s'affaisse, il faut le relever; quand il se maintient, il faut savoir profiter des hauts cours. La situation réelle d'un État, ses titres au crédit, ses conditions économiques et financières n'ont rien à voir dans ce jeu de bascule qui fonctionne sous son nom, mais qui n'a en définitivé qu'un seul but : imposer un cours abaissé à la détresse du gouvernement qui emprunte, en imposer un autre, élevé, à la crédulité publique, et encaisser l'écart.
Source : Gallica

L'Egypte est-elle solvable ? (1875)

Tandis que le Khédive dépensait ses ressourses et son ardeur à la poursuite du but auquel il touche presque, l'Egypte politique et administrative restait dans l'enfance. C'est bien toujours ce peuple misérable de Fellahs qui a pour maître le bâton, et que l'on voit, au coin des rues, torréfier des pois chiches pour en faire, sa seule boisson, un simulacre de café.
Source : Gallica

L'Egypte est-elle solvable ? (1875)

Entre la Porte et le Gouvernement d'Alexandrie, il n'y a pas seulement un lien, si léger qu'il soit, de vassalité; il y a une unité de foi religieuse et de conscience, une rigoureuse solidarité morale, et, pour aller plus près des choses qui nous touchent, une déplorable conformité de procédés financiers et administratifs.
Des deux parts, on emprunte sans trêve, sous toutes les
formes qui rendent le crédit accessible, dette de l'État, dette permanente, amortissable, rachetable, dette personnelle du prince, bons du Trésor, et à des taux qui s'aggravent à chaque opération.
Source : Gallica

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