Résumé

L. Simonin Les écoles de commerce en France et à l’étranger

Le steamer comme la locomotive sont devenus le lien des nations. Dans tous les cas, ces grandes évolutions du commerce et de l’industrie, qui peu à peu transforment le globe, en rapprochent les points les plus extrêmes, créent la solidarité des intérêts matériels entre les nations, ne sont-elles pas de nature à frapper vivement de jeunes intelligences ? L’enseignement d’un institut commercial, par beaucoup de ses chaires, est analogue à celui de nos facultés ; il est réellement d’ordre supérieur, et nous devons appeler de tous nos vœux l’extension de ce genre d’établissemens en France.
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L. Simonin Les écoles de commerce en France et à l’étranger

Il ne faut pas se dissimuler que, dans nos écoles de commerce, il sera plus aisé d’avoir des élèves que des professeurs. Dès qu’on abandonne le domaine de la théorie pour entrer dans celui de la pratique, les hommes en France sont difficiles à trouver. Sur ce point, notre infériorité est frappante. Espérons pourtant que les hommes ne manqueront pas aux chaires de l’école de commerce marseillaise. C’est tout un enseignement à créer, et il faut que cet enseignement soit élevé, moral et réellement supérieur.
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L. Simonin Les écoles de commerce en France et à l’étranger

Si l’on nous avait enseigné à discuter toutes ces choses à l’âge où l’on apprend encore, nul doute que nos industriels, nos commerçans, nos hommes d’état eux-mêmes, seraient souvent moins embarrassés. Il faut étudier la théorie du travail et des affaires, la géographie, les langues modernes, comme on étudie les littératures, les sciences, le droit, la médecine, la théologie ; en d’autres termes, ce qu’il faut pour compléter l’éducation d’une partie de la jeunesse, française, ce sont en quelque sorte des facultés de commerce s’ajoutant aux autres facultés que nous possédons déjà.
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