Résumé

Louis Paul-Dubois Les Monopoles industriels aux États-Unis

Dans chaque branche de production nous voyons en effet les grandes entreprises essayer de s’unir, au lieu de se faire la guerre, pour dominer le marché, pour contrôler les prix. Un élément nouveau de l’activité humaine, l’association, s’ajoute à la concurrence et s’efforce de s’y substituer; il semble que ce ne doive plus être le seul jeu de l’offre et de la demande qui règle à l’avenir les échanges, mais la volonté souveraine d’une puissance nouvelle, le syndicat de production : le monopole prétend régner sur l’industrie.
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Louis Paul-Dubois Les Monopoles industriels aux États-Unis

On voit qu’il est impossible de tirer à l’heure présente du mouvement centralisateur de la production un présage en faveur de l’étatisme industriel, et qu’à meilleur titre on pourrait y voir un gage à l’acquit du libéralisme économique. Concurrence et association resteront toujours les deux grands principes du travail social. Vouloir se passer de l’une ou de l’autre est chimérique ; prétendre assujettir l’une à l’autre est illusoire; la vérité est qu’il faut concilier l’une et l’autre en les adaptant aux conditions de chaque temps et de chaque lieu.
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Louis Paul-Dubois Les Monopoles industriels aux États-Unis

Dès à présent, en Allemagne, comme aux États-Unis, le parti socialiste ne se cache pas de regarder avec une certaine faveur le développement des grands monopoles. Si l’on en croit ses théoriciens, les syndicats de production, en creusant le précipice entre les riches qu’ils rendent plus riches, et les pauvres qu’ils font plus pauvres, hâtent la ruine du régime individualiste. Le monopole industriel, n’est-ce pas presque l’État déjà, l’État spécial et limité à l’une des branches de l’activité sociale ?
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