Résumé

H. Roorda van Eysinga La Notion du Parfait dans l’Enseignement

Doit-elle, en un mot, développer autant que possible les aptitudes de l’écolier et accroître toujours plus la souplesse et la vigueur de son corps et de son esprit ?
Ou bien, ayant vérifié la valeur intrinsèque considérable de certaines connaissances en matière d’histoire, de géographie, de littérature, de mathématiques et de sciences naturelles, ayant reconnu que ces connaissances sont indispensables au civilise d’aujourd’hui, l’école doit-elle déterminer, une fois pour toutes, en quantité et en qualité, le savoir que tous ses élèves indifféremment devront acquérir au cours de leurs études ?
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H. Roorda van Eysinga La Notion du Parfait dans l’Enseignement

C’est à quelque chose qu’elle ne définit pas et qu’elle ne justifie pas, à quelque chose de vague mais de prestigieux, que l’école subordonne les goûts et les aptitudes de l’ignorant, de l’être humain. Sur l’autel du savoir l’enfant, sans comprendre, sacrifie son indigne puérilité. Beaucoup de ceux dont la profession est d’éduquer la jeunesse craindraient de ne pas honorer la science suffisamment en reconnaissant sa noble utilité et en révélant à leurs élèves son unité toujours plus compréhensive.
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H. Roorda van Eysinga La Notion du Parfait dans l’Enseignement

L’écolier représente l’ignorance, l’imperfection, l’humanité. L’école a la prétention de symboliser le vrai, la vérité « scientifique », le Bien, le Parfait. On met ceci au-dessus de cela !
Le mot Absolu est dénué de signification. Sans doute on peut nommer « soif de l’Absolu », ou « tourment de l’Unité », ou « sentiment religieux », d’un autre nom encore, ce besoin qui est en nous de reculer toujours plus loin les limites de notre pensée ; nos élans vers des au delà qui fuient sans cesse et notre désir fou d’absorber l’univers.
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