Résumé

La Nuit de Noël suivi de : Main ouverte… (1883)

M. de Lussac avait tout entendu, et son coeur paternel était délicieusement ému. Cependant il ne se montra pas ; et lorsque Prosper rentra, il l'appela près de lui.
« Es-tu malade, mon enfant, que tu as si peu mangé à dîner ? » lui demanda son père.
Prosper rougit :
« Non, papa, répondit-il.
— Serait-ce par caprice que tu aurais refusé ce que je t'ai envoyé ? »
Petit Prosper était bien embarrassé ; il eût désiré garder son cher secret, et pourtant il ne voulait pas mentir : c'est si affreux de mentir, qu'il préféra dire la vérité.
Source : Gallica

La Nuit de Noël suivi de : Main ouverte… (1883)

« Est-ce que vous n'êtes pas heureux ?
—Oh! non, Mademoiselle, répondit l'enfant.
—Que faut-il pour que vous le soyez ?
—Il faudrait que ma mère le fût, Mademoiselle.
—Eh bien ! qu'a-t-elle, votre mère? reprit Alice avec intérêt.
—Elle n'a pas d'ouvrage, et n'a pas de pain à me donner.
—Ah ! mon Dieu ! s'écria Alice en regardant sa mère ; maman, veuillez donner de l'argent à ce petit garçon ; il a faim sans doute.
—Faisons mieux, ma chérie : allons voir la mère de cet enfant ; tu lui feras toi-même ton offrande, et moi je saurai si je puis lui être utile. »
Source : Gallica

La Nuit de Noël suivi de : Main ouverte… (1883)

Faire des heureux, ma fille, c'est un grand bonheur que Dieu n'accorde pas à tous.
—Maman, le bonheur ne s'oublie pas ; je me le rappellerai.
—Bien, ma chérie; et pour que ce saint jour de fête, si fertile en délicieuses émotions pour ma petite Alice, ne soit témoin que de joies simples et innocentes, je vais satisfaire le désir que je vois briller dans ses yeux en lui disant l'histoire dont je lui ai parlé ce matin à propos des cadeaux de Noël. Ai-je
bien deviné ton désir, chère enfant?
Source : Gallica

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