Résumé

Louis Picherit Éloge funèbre de M. l'abbé Elie Cesbron… (1876)

Ah! je voudrais, mes chères Sœurs, m'arrêter avec vous sur ces douces images. Mais, le temps me presse et je vois venir les jours de l'épreuve et de la douleur.
L'abbé Cesbron était d'un tempérament vigoureux. Mais le double fardeau qui pesait déjà depuis longtemps sur ses épaules finit par les faire fléchir. Une maladie, lente souvent dans sa marche insidieuse, mais mortelle de sa nature, se déclara, minant sa constitution puissante. Et, coïncidence fatale ! ce fut précisément à cette époque qu'il fut promu à la cure de Saint-Pierre de
Saumur.
Source : Gallica

Louis Picherit Éloge funèbre de M. l'abbé Elie Cesbron… (1876)

L'abbé Cesbron n'admettait point de pareilles théories. Imbu des vieux principes qui en éducation et en morale sont les vrais principes, il croyait au contraire que les années, en s'accumulant sur une tête, y accumulent aussi les titres à la vénération, que ses cheveux blancs font au vieillard une couronne d'honneur, une majesté devant laquelle un jeune front peut bien sans rougir s'incliner respectueusement ; que la loi du respect, inscrite par Dieu même au quatrième de ses dix commandements, n'en peut être effacée par personne, et qu'elle est imprescriptible autant qu'inviolable.
Source : Gallica

Louis Picherit Éloge funèbre de M. l'abbé Elie Cesbron… (1876)

Une fidélité toute matérielle qui se couvre de la lettre et ne s'inspire pas de l'esprit, qui donne sa forme extérieure au corps de l'acte et ne lui insuffle pas l'âme, principe essentiel et unique des œuvres vivantes : fidélité sans mérite, parce qu'elle est sans motif moral, fidélité qui se conserve tout machinalement par la propulsion d'une habitude acquise de même.
Source : Gallica

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