Résumé

Louis-Victor Tourneur Quelques mots de réponse à M. le Dr Brébant… (1872)

Non, Monsieur, Monseigneur ne méprise pas le peuple dont il est le père dans son diocèse. D'abord, Monseigneur ne méprise personne, car le mépris n'est pas un sentiment chrétien : c'est encore une vérité qui ressort de tous les discours que vous avez critiqués. — Monseigneur combat les erreurs, et c'est son droit : il peut déplorer hautement la manière dont on exploite la crédulité du peuple, pour le conduire à des abîmes : il peut dire au peuple la vérité, parce qu'il l'aime tendrement.
Source : Gallica

Louis-Victor Tourneur Quelques mots de réponse à M. le Dr Brébant… (1872)

II y a, sans doute, dans l'humanité, de très-nobles instincts, de nombreuses vertus et des prodiges de dévouaient. Le peuple lui-même, s'il était toujours abandonné à cette lumière qui éclaire le plus ignorant, et s'il n'était pas exploité par des intrigants qui connaissent sa crédulité, le peuple aurait au moins parfois de grandes aspirations, et porterait des jugements pleins de sens. La preuve, c'est qu'après ces cataclysmes et ces coups de foudre qui suivent les grandes crises sociales ou qui les amènent, il y a parfois dans le peuple des retours étonnants aux notions du vrai et du juste.
Source : Gallica

Louis-Victor Tourneur Quelques mots de réponse à M. le Dr Brébant… (1872)

Si l'on fait dériver l'autorité uniquement des couches inférieures, si la source première est dans ce qu'on appelle la souveraineté du peuple, vous me permettrez de vous dire que j'estime trop l'âme humaine pour la contraindre à respecter une autorité qui n'aurait d'autre base que ces multitudes flottantes au gré des intrigants plus ou moins habiles qui les conduisent.
Source : Gallica

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