Lucie Delarue-Mardrus

Lucie Delarue-Mardrus

Résumé

Portrait de Lucie Delarue-Mardrus Lucie Delarue-Mardrus Aurel et le Procès des mondains

C’est elle-même qui le dit en commençant Le Couple.
L’amour de la vie ; voilà les livres d’Aurel. Or, quelle est la plus belle forme de la vie ? C’est l’amour. Quelle est la plus belle forme de l’amour ? C’est l’enfant.
Avant d’en venir à l’enfant, Aurel étudie l’amour. Elle le veut, comme le veut la nature elle-même, issu de deux êtres. Mais la nature se contente de la chair. Aurel, s’instituant le répondant de la noblesse humaine, seule vraie différence entre nous et les bêtes, demande que l’union de deux esprits soit aussi étroite, aussi proche que celle de deux corps.
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Portrait de Lucie Delarue-Mardrus Lucie Delarue-Mardrus Aurel et le Procès des mondains

Il n’y a que l’humanité enfant pour se désespérer. Les jeunes seuls, sont malheureux, car ayant plus de sang, ils sont plus tristes, et plus vivants, ils sont plus douloureux. Cette femme étant deux fois jeune, et par l’âge et par ce sexe encore ignorant de lui-même, ne saura que plus tard en rester à la joie, c’est-à-dire à mi-côte. Mais il faut vénérer les jeunes. Être jeune, c’est entrer en douleur, c’est-à-dire en travail et c’est l’âge tors et maudit.
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Portrait de Lucie Delarue-Mardrus Lucie Delarue-Mardrus Aurel et le Procès des mondains

Ainsi Aurel est-elle intellectuelle jusqu’à spiritualiser l’amour charnel, et sensuelle jusqu’à sensualiser l’amour spirituel.
C’est qu’elle a, profondément, le sens de l’absolu.
Les animaux sont dans l’absolu. Nous n’y sommes plus. Nous sommes en route vers un autre absolu, mais en route seulement et même pas à mi-chemin.
Sans le savoir, au début de la Semaine d’Amour, Aurel prononce une parole de soufi, une parole qui est la base même de l’enseignement des Derviches Mewlewi, les seuls vrais penseurs qui soient demeurés en Orient.
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