Léonce-Auguste-Louis Viltart

Résumé

Léonce-Auguste-Louis Viltart Désiré Dubois, artiste peintre… (1890)

Qu'il dût, en ces années, souffrir de ne pouvoir être, comme jadis, tout à la peinture ! D'autant plus souffrir qu'à Arras il était entré en relations avec un paysagiste de grand talent, Constant Dutilleux, l'ami de Corot et presque son émule, et que de ce maître il avait enfin appris ce que c'est que l'Art.
Liénard disait : « Partout et toujours
voyez par les yeux des maîtres ; ne sortez pas des routes qu'ils ont tracées ; n'inventez pas, souvenez-vous. »
Dutilleux, au contraire : « Ne vous souvenez pas, partout et toujours soyez vous-même. Vivez, sentez, vibrez et vous serez un peintre. »
Source : Gallica

Léonce-Auguste-Louis Viltart Désiré Dubois, artiste peintre… (1890)

Dubois a fait de 25 à 30 fois son portrait — de 25 à 30 fois ! - et dans chacun il s'est peint tout entier. La tète haut portée qu'une chevelure et une barbe longue embroussaillent, la face longue et sèche, il apparaît sérieux et grave. Visage fermé, un peu énigmatique, qui n'est pas en tous cas, celui d'un homme heureux d'être au monde et riant à la vie.
Source : Gallica

Léonce-Auguste-Louis Viltart Désiré Dubois, artiste peintre… (1890)

Il n'eût jamais d'autre maître que sa conscience. Il persévéra dans sa rude voie jusqu'au bout et jusqu'au bout, entassant toile sur toile, ne quittant les pinceaux que pour prendre un fusain, ne perdant pas une minute, il garda vive sa flamme et
l'entretint autour de lui, chez ses élèves (1) , chez ses amis.
Dubois n'a pas reçu, de son vivant, sa récompense, le brin de laurier qu'il ambitionnait ; mais, comme à tant d'autres méconnus, la postérité le lui décernera et comme paysagiste et comme portraitiste.
Source : Gallica

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