Yvanhoé Rambosson

Résumé

Yvanhoé Rambosson Jules Valadon, étude critique.… (1897)

La grande force de Valadon, c'est qu'il sait qu'on doit partir de la vie, la connaître à fond, l'avoir étudiée, observée dans ses lois et, ses manifestations, et que, cela fait, il faut la soumettre au foyer de la lumière interne et la revêtir d'immatériel.
Que la photographie soit bénie pour avoir tué la reproduction exacte, la copie de la nature, toujours inférieure ! Devant tel bouquet de fleurs de Valadon, fait à coups de manche de pinceau, on se sent pris d'un étrange charme. C'est que ce
ne sont pas seulement des fleurs, c'est mieux que seulement des fleurs.
Source : Gallica

Yvanhoé Rambosson Jules Valadon, étude critique.… (1897)

Comme eux, il ne saura jamais plaire qu'à une élite, à un petit groupe d'intellectuels épris et
fiers, mai s comme eux aussi, il lui suffit de parler, — pour lui, souvent, c'est peindre, — pour conglomérer les enthousiasmes et susciter les plus dévouées admirations. Le jour où, pour la première fois, je vis Valadon, j'aurais pleuré de joie d'avoir entrevu cette âme d'artiste, vibrant d'amour pour son art au point de communiquer de par sa propre sensibilité, comme une émotion réflexe, nerveuse et esthétique à la fois.
Source : Gallica

Yvanhoé Rambosson Jules Valadon, étude critique.… (1897)

Sentimental, il l'est bien, et le fond de son tempérament est une mélancolie qui tantôt s'atténue en sérénité et tantôt s'exaspère en tristesse.
Cela ne l'empêche point d'être un lutteur, non pas comme tant d'autres avec l'ambition des places et des honneurs, mais un lutteur dans le moral, pour son art et pour ses idées, avec une allure romantique que d'Aurevilly, qui fut son ami, ne surpassa pas.
C'est l'amour de son métier, de son sacerdoce
d'artiste qui l'a continuellement soutenu.
Source : Gallica

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