M***, Avons-nous besoin de religion… (1879)
“ Si mon coeur, fatigué du rêve qui l'obsède, A la réalité revient pour s'assouvir, Au fond des vains plaisirs que j'appelle à mon aide, Je trouve un tel dégoût, que je me sens mourir. Aux jours mêmes où parfois la pensée est impie, Où l'on voudrait nier pour cesser de douter, Quand je posséderais tout ce qu'en cette vie, Dans ses vastes désirs, l'homme peut convoiter : Donnez-moi le pouvoir, la santé, la richesse, L'amour même, l'amour, le seul bien d'ici-bas ! ”
