Résumé

Les Misères morales. (Signé : Breton jeune… (1844)

Voyons d'abord l'indigent et apprécions de quelle manière la société accomplit le devoir de l'éducation envers lui.
Au seuil de la vie , il souffre du froid et de la faim; mais ses cris se perdent dans l'isolement que la misère fait autour de lui , ou sont étouffés par de brutales caresses : aussi de bonne heure son coeur s'endurcit sous les mauvais traitements de son père ou de ses frères irrités de ses plaintes. En grandissant, il assiste aux désordres de ses parents et à leurs grossières querelles. Abandonné dans les rues, il y puise des goûté de vagabondage et des habitudes d'oisiveté
Source : Gallica

Les Misères morales. (Signé : Breton jeune… (1844)

O la bonne politique qui flatte ou ménage les fripons et n'a que de la haine et de la colère pour les honnêtes gens ! belle mission en vérité que de trahir tous les intérêts , de corrompre toutes les institutions, violer toutes les lois, pour jouer et abuser tout le monde. On détruit la corruption , on ne la contient point. Comme tous les enseignements viennent d'en-haut, nous voyons chaque jour nos moeurs tourner à l'hypocrisie et le caractère national s'altérer.
Source : Gallica

Les Misères morales. (Signé : Breton jeune… (1844)

L'individu n'est dans les mains de la providence qu'un instrument passif qui fonctionne , sans avoir , le plus souvent , conscience de sa mission , et les existences les plus obscures , les plus végétatives ont, comme les plus brillantes, les plus intellectuelles , leur place et leur tâche dans ses plans mystérieux.' Sans ce dogme suprême et divin , rien lie s'explique , rien ne se conçoit ; l'humanité n'est plus qu'un grand polype aveugle qui naît et qui meurt sans avoir vécu.
Source : Gallica

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