Résumé

Portrait de Platon Platon République, sixième livre (1886)

Ne le penses-tu pas?
ADIMANTE. Si fait.
SOCRATE. Considère qu'ils sont en petit nombre, et combien nombreuses et puissantes sont les causes qui les corrompent.
ADIMANTE, Quelles sont-elles?
SOCRATE. Ce qui est le plus étrange à entendre, c'est que chacune des qualités que nous avons louées perd l'âme qui la
quelles natures d'àmes étant, s'embarquant dans une profession indigne (dont ils ne sont pas dignes) et plus grande qu'elles-mêmes, manquant de beaucoup-de-manières, ont attaché à la philosophie de toute part et auprès de tous une opinion telle que celle que tu dis.
Source : Gallica

Portrait de Platon Platon République, sixième livre (1886)

ADIMANTE. Je. te sais fort bien.
SOCRATE. Or sais-tu un autre sophiste, ou un enseignement * particulier opposé à celui-là, qui puisse prévaloir?
ADIMANTE. Il n'en est pas, à mon avis.
SOCRATE. Non sans doute, et ce serait pure folie de le tenter.
Il n'y a point, il n'y a jamais eu, et il n'y aura jamais, je le crains, d'éducation particulière qui puisse, contre les leçons que donne le peuple, arriver à former les àmes à la vertu. D'éducation humaine, bien entendu, car, selon le proverbe, nous devons excepter ce qui est divin.
Source : Gallica

Portrait de Platon Platon République, sixième livre (1886)

GLAUCON. Cela est vrai.
SOCRATE. Il faut encore considérer ceci, si l'on veut distinguer le naturel philosophe de celui qui ne l'est point.
GLAUCON. Quoi?
SOCRATE. Fais bien attention qu'il n'ait aucune bassesse de sentiments. Rien ne répugne plus peut-être que la petitesse d'esprit à une âme qui ne respire que pour embrasser l'ensemble et l'universalité des choses divines et humaines.
GLAUCON. Très vrai.
SOCRATE. Mais penses-tu qu'une âme grande et dont la pensée
ceux dont on jouit par le corps, si du moins quelqu'un n'est pas philosophe hypocritement mais véritablement.
Source : Gallica

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