Résumé

Question des sucres (agriculture… (1850)

Enfin, l'agriculture du midi serait d'autant plus mal avisée de se plaindre du peu de protection conservée à l'agriculture du nord, que c'est à la prospérité du nord que le midi doit les plus beaux débouchés pour ses produits.
Vous le voyez, Messieurs, loin d'affamer les populations, la sucrerie indigène leur fournit du travail, de la viande et du pain. Elle est protégée, sans doute, mais moins que l'agriculture du midi; nous ne sommes point des privilégiés comme on nous en accuse, encore moins les benjamins de la protection.
Source : Gallica

Question des sucres (agriculture… (1850)

Si la fabrication du sucre s'est d'abord concentrée dans le nord, si la culture de la betterave s'y est développée, « c'est que toute la population agricole possédait d'avance l'habitude des procédés et des soins qui peuvent en assurer la réussite. »
Quand Mathieu de Dombasle parlait ainsi, quand il prévenait le législateur, qu'en retirant trop vite la protection à l'ombre de laquelle grandissait l'industrie sucrière, on arriverait au but opposé à celui que l'on voulait atteindre, les hommes les plus intéressés à s'éclairer de ses conseils,ou ne l'entendirent pas, ou ne l'écoutèrent pas.
Source : Gallica

Question des sucres (agriculture… (1850)

N'est-il pas maintenant évident, pour les esprits même les plus prévenus, que la betterave n'est coupable d'aucun des crimes dont on l'accuse ; que si elle a fait disparaître de chez nous quelques cultures secondaires, elle a fait aussi disparaître les jachères, et n'a, en aucune façon, amoindri nos produits en céréales, en pommes-de-terre, en graines oléagineuses, en fourrages. N'est-il pas évident qu'on lui doit les progrès immenses de notre culture, aujourd'hui supérieure à la culture anglaise ?
Source : Gallica

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