Résumé

Société d'agriculture, industrie… (1884)

Certes, si une industrie quelconque se plaignait, dans de telles conditions de succès et de vitalité, on ne manquerait pas de lui répondre que la cause de son malaise tient à elle-même et qu'elle n'a qu'à se transformer, ou à disparaître comme inutile. Ce serait, en effet, la réponse à faire aux éleveurs de bétail, qui ne sauraient avoir la prétention de faire supporter par la France entière leurs habitudes d'indolence et de routine, quand l'étranger se signale, au contraire, par une pratique rapide et productive
Source : Gallica

Société d'agriculture, industrie… (1884)

Pour les céréales, comme pour l'élevage du bétail, il faut forcer le cultivateur, par l'aiguillon de la nécessité, à faire de la culture intensive, à réduire l'étendue de ses terres, et à tirer de ses terres réduites le plus fort rendement possible. La statistique ne nous apprend-elle pas que la Grande Bretagne, avec cinq fois moins de terres labourables que nous n'en avons, parvient, cependant, à produire 45 millions d'hectolitres de blé, tandis que nous n'en produisons que 120 millions, c'est-à-dire trois fois plus, à peine ?
Source : Gallica

Société d'agriculture, industrie… (1884)

Jusque là, la misère des producteurs ne saurait donc être attribuée à la faiblesse de la consommation.
Le prix de la viande aurait-il donc baissé en proportion de l'augmentation de la consommation ?
La statistique officielle prouve qu'entre 1856 et 1883, le prix de la viande en gros a augmenté de 62 p. %, sur le boeuf, de 70 p. % sur la vache ; de 73 p. %, sur le veau ; de 45 p. %, sur l'agneau ; de 25 p. %, sur le porc ; de 55 p. % sur les viandes de toute nature réunies.
Source : Gallica

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