Résumé

Rapport sur le Prix La Reinty… (1883)

La végétation ne connaît pas le repos, les arbres renouvellent sans cesse leurs fleurs et leurs fruits. C'est un éternel printemps. Dans ces arbres toujours parés, toujours chantent et voltigent l'oiseau mouche, le colibri, tous ces oiseaux d'une beauté merveilleuse, d'une richesse incomparable. Ajoutez à cela que le ciel déploie, à intervalles égaux, son éclatant azur et les splendides illuminations des étoiles, et vous comprendrez l'admiration, l'enthousiasme qu'inspirent aux voyageurs la Guadeloupe et la Martinique.
Source : Gallica

Rapport sur le Prix La Reinty… (1883)

Il y a aussi des ouragans, des tremblements de terre et des raz de marée. Quand un ciel de plomb pèse sur la la terre, que les oiseaux rasent le sol avec épouvante, que le raz de marée, mur liquide mu d'une vitesse vertigineuse, frappe à coups redoublés sur la côte, que la mer mêle ses rugissements aux rugissements de la tempête, si le sol oscille, alors, comme le 8 février 1843, la terre ondule comme la mer, et 70 secondes suffisent pour détruire la plus belle ville des Antilles. Mais l'homme retrouve son ciel, ses champs féconds, ses riches forêts, ses chants d'oiseaux
Source : Gallica

Rapport sur le Prix La Reinty… (1883)

Tout le monde sait que l'Angleterre doit à la colonisation sa situation politique et sa prospérité.
Nous nous consolons. Comment? En nous calomniant, car c'est nous, et nous seuls, qui disons : « Le Français n'est pas colonisateur. » Géographes et historiens, économistes et philosophes ont répondu cent fois en citant le Canada, la Louisiane, les Antilles, le Sénégal, l'Algérie, la Réunion, l'Inde, la Cochinchine. Qu'importe ? nous ne sommes pas colonisateurs !
Nous avons perdu plusieurs de nos colonies, cela est trop vrai.
Source : Gallica

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