Résumé

Société de géographie Bulletin de la Société de géographie

Au sortir d’Ankilimamy, M. Lemaire gravit la chaîne de collines qui limite de ce côté la vallée du Mandrary et marcha, dans la direction de l’ouest, à travers une plaine mamelonnée qui descend en pente douce vers le sud jusqu’aux dunes de la côte. En une heure et demie, il arriva au village de Manomby, en plein pays androy, et, une heure vingt minutes après, à celui d’Isamby. Tous les villages antandroy sont cachés au milieu d’une ceinture de nopals tout hérissés de leurs puissantes et dangereuses épines
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Ce manque de guides faillit néanmoins nous être fatal. Nous fûmes, en effet, retenus sur la route de Tali à Hsia-kuan, la barrière méridionale du lac, plus longtemps que je n’avais calculé : de vives douleurs dues au vent glacé des montagnes, dont je souffrais depuis mon arrivée à Tali, m’obligèrent à m’arrêter quelques heures sur la route, et à la nuit tombante nous nous trouvions au milieu d’un chaos de montagnes désertes, ayant perdu la bonne piste et errant au hasard au bord des précipices.
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Les Antandroy adultes ont pour tout vêtement, autour du corps, une guenille crasseuse toute en loques qu’ils ne conservent pas, du reste, dans leurs cases, surtout lorsqu’ils sont accroupis auprès du feu ; quant aux enfants, ils vont tout nus. Quelques-uns ont les cheveux lisses, comme les Hova. Le sol du village n’est qu’un fumier nauséabond. Ils sont toujours en guerre les uns avec les autres et chaque famille est, pour ainsi dire, emprisonnée dans les étroites limites de son petit domaine.
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