Résumé

George Hérelle Le Desséchement du Zuiderzée

Dans ces plaines basses, couvertes d’alluvions et de dépôts tourbeux, sur un fond compressible, toutes les ressources de l’art deviennent indispensables pour établir les puissantes constructions qu’exige la sécurité du pays. Aussi les travaux publics ont-ils pris dans cette contrée un admirable essor. Il suffit de rappeler le canal de Nord-Hollande, où deux frégates pourraient naviguer de front, ces ponts avec des travées d’ouverture de 120 à 150 mètres, ce port créé sur une côte droite, avec des jetées longues chacune d’un kilomètre et demi.
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George Hérelle Le Desséchement du Zuiderzée

À ce danger s’ajoute la menace incessante des eaux fluviales, qui de toutes parts descendent en Hollande comme dans un vaste réservoir : l’Ems, le Vecht, l’Yssel, l’Amstel, le Rhin, la Meuse, l’Escaut, se donnent rendez-vous aux Pays-Bas, et, grâce à leurs rives plates, les moindres crues deviendraient des inondations sans les massifs remblais qui les contraignent à suivre leur cours. Parfois pourtant la nature déjoue ces précautions : comme ces fleuves coulent sur un terrain mouvant, il leur arrive de s’ensabler.
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George Hérelle Le Desséchement du Zuiderzée

Pour comprendre que l’industrie de l’homme ne recule pas devant un pareil travail, il faut se rappeler que le Zuiderzée est très peu profond, que son lit est partout semé de fonds bas, qu’à côté d’un chenal de 15 à 20 pieds s’étendent de vastes bancs de sable, recouverts d’eau à 3 ou 4 pieds seulement. En outre, par un heureux hasard, l’un de ces bancs de sable s’étend sans interruption d’Enkuizen à Kampen, et il fournira pour la digue une assise solide.
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