Résumé

Henri Le Grauclaude Les eaux, disciplinées, ont mis en déroute la famine (1933)

Dans tous les villiages, depuis plus de six mois, le riz est devenu très rare, et beaucoup de gens ne se nourrissent plus que de patates. C'est la lutte contre la faim dans toute son horreur. Les marchés sont envahis par des bandes de mendiants, d'affamés, qui se ruent sur les marchands ; les champs de patates sont pillés toutes les nuits, la terre retournée, labourée, comme si des hordes de sangliers avaient passé par là. Aussi, ne doit-on pas s'étonner si l'on voit vendre sur les marchés les quelques meubles du nhà-quê, jusqu'aux enfants, tout ce qui représente une valeur quelconque.
Source : Gallica

Henri Le Grauclaude Les eaux, disciplinées, ont mis en déroute la famine (1933)

Telle est l'impression première que j'ai ressentie en visitant le réseau d'irrigation de Kep. Pas de machinerie, en effet, dénonçant l'intervention permanente de l'industrie contemporaine. L'eau fécondante court, selon les courbes naturelles du sol, à travers la campagne. Partout où elle arrive, la rizière étend ses verts nuancés.
Source : Gallica

Henri Le Grauclaude Les eaux, disciplinées, ont mis en déroute la famine (1933)

De temps immémorial, les Annamites ont employé, un peu partout, des instruments plus ou moins rudimentaires pour faire monter jusqu'à telle ou telle parcelle de rizières l'eau d'un arroyo voisin, ou d'une mare, parfois aménagée de main d'homme pour que s'y emmagasinent les pluies. La manoeuvre de ces instruments est un des spectacles les plus pittoresques aux yeux du visiteur non encore familiarisé avec le Delta tonkinois. Il en est peu qui ne s'arrêtent au moins un instant, surpris par les gestes mécanisés des travailleurs agricoles, gestes ignorés des Occidentaux.
Source : Gallica

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