Lucien-Albert Fabre

Résumé

Lucien-Albert Fabre Le sol de la Gascogne (1905)

L'Aquitanien est le plus apparent et le plus puissant des étages de l'Oligocène gascon : c'est à lui qu'appartient une grande partie des mollasses, marnes, lits argilo-calcaires, sables, argiles versicolores de la vallée moyenne de la Garonne, indiscernables des formations miocènes similaires qui remontent au cœur de l'Armagnac. En allant vers le nord-ouest, on voit l'étage s'individualiser avec les calcaires et marnes à intercalations lacustres et saumâtres de l'Agenais : c'est d'abord le calcaire blanc à Hélix Ramondi, puis les marnes à Ostrea Aginensis, enfin le calcaire gris lacustre.
Source : Gallica

Lucien-Albert Fabre Le sol de la Gascogne (1905)

Plus en aval et jusqu'à la région landaise du Bazadais, la vallée se resserre, dominée au nord par les corniches calcaires et les amas caillouteux de sa rive droite. Sur la gauche viennent aboutir les lobes pyrénéens : leurs musoirs s'étalent sous le morcellement des deux terrasses inférieures qui persistent encore sur la rive landaise. De Port Sainte-Marie, en remontant la Baïse, puis la tortueuse Gelize, on a, sur la droite, l'escarpe accidentée du haut plateau des Landes; sur la gauche s'alignent vers le sud la longue suite des coteaux qui ramènent au plateau de Lannemezan.
Source : Gallica

Lucien-Albert Fabre Le sol de la Gascogne (1905)

L'auréole littorale des sables fauves n'est bien apparente que sur les bords sud et est de la cuvette, du côté des Pyrénées. La masse des argerènes de Lannemezan, ainsi que le Deckenschotter qui la couronne, pénètrent dans l'intérieur de la vallée de la Neste. Tous les cônes issus du front montagneux et interférant de proche en proche, s'épanouissent en une immense nappe de déjection qui s'ordonne, comme nous l'avons fait ressortir, par rapport au débouché de la vallée de l'Adour, centre apparent de ce grandiose alluvionnement.
Source : Gallica

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