Résumé

Portrait de Walter Scott Walter Scott La chambre aux tapisseries

Au moment où le général Browne descendait de la voiture, le jeune lord apparut à la porte d'entrée et s'arrêta un instant pour dévisager son ami qu'il ne reconnut pas tout de suite, car la guerre et toutes ses fatigues et ses souffrances l'avaient profondément marqué. Mais l'incertitude disparut dès qu'il entendit la voix du visiteur, et à les voir se jeter dans les bras l'un de l'autre, on ne pouvait que déduire que l'amitié ancienne qui liait ces deux hommes venait des jours heureux qu'ils avaient partagés dans leur enfance et leur première jeunesse.
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Portrait de Walter Scott Walter Scott La chambre aux tapisseries

« -Vous n'avez encore rien vu, répliqua Lord Woodville, et j'espère bien que vous n'avez pas l'intention de nous quitter avant que ma demeure ne vous soit devenue familière. Il est vrai, je l'avoue, qu'en ce moment j'ai beaucoup d'invités, et ce vieux manoir, comme c'est souvent le vas pour des châteaux de ce genre, n'est pas aussi vaste qu'on peut le penser à la vue du grand parc qui l'entoure. Mais on peut vous offrir une chambre un peu antique mais confortable ; et je m'imagine que vous avez dû, lors de vos campagnes militaires, vous contenter de quartiers plus incommodes. »
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Portrait de Walter Scott Walter Scott La chambre aux tapisseries

« -Alors, mon cher général, vous ne nous avez pas attendus pour la promenade matinale, dit Lord Woodville, ou bien votre lit n'a-t-il pas répondu à vos attentes, comme je l'espérais. Comment s'est passée votre nuit ?
-Oh, tout à fait bien ! Remarquablement bien ! Je n'ai jamais aussi bien dormi, répondit brièvement le général Browne, qui avait cependant un air gêné qui n'échappa point à son ami. »
Puis après avoir avalé une tasse de thé à toute allure, le général Browne refusa tout ce qu'on lui proposa et sembla sombrer dans un état de torpeur.
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