Eugène Guinot

Eugène Guinot

Résumé

Portrait de Eugène Guinot Eugène Guinot Les veuves du Diable

Tout en faisant ces réflexions, qui l’occupèrent pendant le reste de la journée, M. Palémon se rendit à neuf heures chez la baronne, rue de la Michodière.
La maison était de mince apparence, l’escalier peu éclairé, l’appartement assez vaste, mais enfumé, mal entretenu : des meubles qui dataient du temps de l’Empire, des draperies flétries, des dorures écaillées. Dans l’antichambre, un domestique en livrée bleu de ciel, tachée d’huile et galonnée d’argent noirci, ouvrit la porte du salon et annonça d’une voix rauque M. de Palémon.
Source : Wikisource

Portrait de Eugène Guinot Eugène Guinot Les veuves du Diable

Les mauvaises années arrivent, et alors, avec l’âge, tout change pour les pauvres femmes qui vivent de ce que la nature leur a prêté. Le commencement est toujours beau, la fin toujours amère. Au début, les amants nous poursuivent ; plus tard, on les attend ; puis enfin il faut les aller chercher et les arrêter au passage. Telle est son histoire à cette pauvre Colombe : quand l’abandon et la misère l’ont accablée, elle a perdu la tête ; elle a voulu en finir tout de suite, et elle s’est détruite.
— Un suicide ! s’écria M. Palémon, frappé d’une terreur douloureuse.
Source : Wikisource

Portrait de Eugène Guinot Eugène Guinot Les veuves du Diable

On l’avait surnommé le Diable, à cause de ses prouesses ; le monde galant et frivole dans lequel nous vivions ne l’appelait pas autrement que Robert le Diable ; et ce ne fut pas pour mon vieil ami une médiocre émotion lorsque, plus tard, il vit paraître sous le même titre le célèbre opéra de Scribe et Meyerbeer. Nous avons mené notre joyeuse vie pendant une vingtaine d’années ; que ne peut-on, la mener toujours ! Mais, par malheur, nous autres hommes, nous avons une fin, comme les femmes. La satiété, l’incapacité, les infirmités nous mettent à la retraite.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature