Édouard Bondurand

Résumé

Édouard Bondurand F. Bastiat : économie politique (1879)

Nous aurons achevé d'exposer la doctrine de Bastiat sur le salaire et le capital, quand nous aurons répondu avec lui à l'objection suivante : On dit : « L'absence du capital n'est plus une limite qui soit à la disposition du travail. Cela pouvait être vrai dans l'origine des sociétés. Aujourd'hui le capital a tout envahi. Le prolétaire n'a plus ni air, ni espace, ni sol où mettre ses pieds, ni pierre où poser sa tête, sans la permission du capital. Il en subit donc la loi; vous ne lui donnez pour refuge que l'isolement, qui est la mort !
»
Source : Gallica

Édouard Bondurand F. Bastiat : économie politique (1879)

Les résultats économiques ne font que glisser sur le producteur pour aboutir au consommateur. L'intérêt de ce dernier correspond manifestement à l'intérêt universel. C'est le véritable nœud de la question ; et, si l'économie politique a consenti, par manière de corollaire, à descendre sur le terrain de la production, pour démontrer aux travailleurs qu'ils ont tout à perdre à la restriction, il lui suffisait, pour le triomphe scientifique de la thèse du libre-échange, d'établir que l'intérêt du consommateur, qui prime tous les intérêts particuliers, est directement lié à la liberté commerciale.
Source : Gallica

Édouard Bondurand F. Bastiat : économie politique (1879)

Il le prête, au contraire, précisément parce que ce prêt ne constitue pas pour lui une privation ; il le prête parce qu'il n'en a que faire pour lui-même, étant suffisamment d'ailleurs pourvu de capitaux ; il le prête enfin parce qu'il n'est ni dans son intention, ni dans sa puissance de le faire personnellement valoir ; parce qu'en le gardant entre ses mains, ce capital, stérile de sa nature, resterait stérile, tandis que par le prêt et par l'intérêt qui en résulte, il produit un bénéfice qui permet au capitaliste de vivre sans travailler.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature