Ibn Rochd

Définition et enjeux

Léon Gauthier Ibn Rochd : Averroès (1948)

Tel est le véritable Ibn Rochd, foncièrement rationaliste, mais éclectique, compréhensif, religieux à sa manière, soucieux de n'assigner à chaque classe d'esprits que le genre de religiosité qui convient à sa nature : au vulgaire, la religion pure et simple, nécessaire au maintien de l'ordre social ; aux philosophes, le seul culte de la raison et de la spéculation apodictique, par laquelle ils participent à la vie et à l'éternité de l'Intellect actif
Source : Gallica

Léon Gauthier Ibn Rochd : Averroès (1948)

Ibn Rochd n'a pas atteint, en philosophie, la grande originalité ; mais il ne l'a pas cherchée, non plus qu'aucun de ses confrères, les falâcifa musulmans, et moins encore qu'aucun d'eux. Selon ces philosophes, la grande originalité peut se concevoir dans les arts, qui sont chose flottante, subjective, personnelle, parce que le beau relève de la sensibilité autant que de la raison.
Source : Gallica

Léon Gauthier Ibn Rochd : Averroès (1948)

Si l'on crie à l'innovation, entendant par innovation l'hérésie, Ibn Rochd, continuant à raisonner du droit à la philosophie, répond que la théorie du droit musulman et de son instrument le syllogisme juridique n'existaient pas plus, aux premiers temps de l'islâm, que la philosophie gréco-arabe et son instrument, le syllogisme démonstratif.
Source : Gallica

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