Mac Murdo

Définition et enjeux

Portrait de Arthur Conan Doyle Arthur Conan Doyle La Vallée de la peur (1915)

Si quelque chose avait pu grandir John Mac Murdo dans l’estime de la loge, c’eût été son arrestation et son acquittement. On ne se souvenait pas, à la société, d’un homme qui, dès le lendemain de son initiation, se fût mis en situation de comparaître devant la justice. Déjà l’on réputait Mac Murdo comme un bon compagnon, un gai viveur et, par-dessus le marché, un homme de caractère, incapable de supporter une insulte, fût-ce du patron lui-même.
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Portrait de Arthur Conan Doyle Arthur Conan Doyle La Vallée de la peur (1915)

Un jeune homme entra, de l’air important de quelqu’un qui se sent chez lui. C’était un beau garçon à la mise recherchée, bâti comme Mac Murdo et pouvant avoir à peu près le même âge. Sous son feutre noir à grands bords, qu’il n’avait pas daigné soulever, ses yeux brillaient d’un éclat autoritaire, son nez dessinait un bec de faucon. Il regardait avec férocité Ettie et Mac Murdo assis près du poêle.
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Portrait de Arthur Conan Doyle Arthur Conan Doyle La Vallée de la peur

Soudain, Mac Murdo, ayant monté l’escalier quatre à quatre, bondit et lui arracha sa victime.
« Assez ! Vous allez tuer cet homme. »
Baldwin le regarda d’un air stupéfait.
« Malédiction ! s’écria-t-il. De quoi vous mêlez-vous, s’il vous plaît, vous le dernier venu de la loge ? Arrière !
Et il levait sa canne ; mais déjà Mac Murdo avait pris son pistolet à sa ceinture :
« Arrière vous-même ! Je vous brûle si vous me touchez ! Quant à la loge, vous avez entendu l’ordre du Maître : ne pas tuer cet homme. Et vous le tuez !
— Il a raison, » fit une voix.
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