A. Guiraud La Malvière

Élements biographiques

A. Guiraud La Malvière Considérations sur les émigrés… (1815)

Quant au retour des Bourbons, ce ne sont point les alliés qui l'exigèrent : il faut le dire avec franchise, une grande partie de la nation le désirait; les cris de vive le roi! retentissaient depuis long-temps dans les Pyrénées, quand les nouvelles de la capitale y parvinrent.
La France, accablée de tant de fatigues et de sacrifices, reçut le frère de Louis XVI avec d'autant plus de joie, qu'il s'offrit à elle l'olivier à la main et l'oubli du passé dans le fond du cœur.
Source : Gallica

A. Guiraud La Malvière Considérations sur les émigrés… (1815)

On l'accuse d'avoir tout sacrifié aux émigrés et aux Vendéens; il a peu fait cependant pour leur existence réelle, mais peut-être beaucoup trop pour leur vanité. Il a cru devoir les dédommager par des égards et une considération particulière, toute d'apparat, de ce qu'il ne pouvait leur rendre; ou plutôt on a cru devoir le faire pour lui, car les fautes de ses courtisans ne doivent pas lui être imputées. Mais l'esprit de l'homme est bizarre et ombrageux ; la réalité l'épouvante moins qu'un fantôme : la charte avait détruit les priviléges
Source : Gallica

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