Charles François Druon

Élements biographiques

Charles François Druon Saint Vincent de Paul : panégyrique (1883)

Est-ce le monde qui eût déterminé la maison de Saint-Lazare, d'où partaient tous les secours, à se condamner gaiement elle-même au pain noir pour pourvoir les provinces dévastées? Eh bien!
pour ne citer que quelques traits, entre mille autres, c'est ce qu'obtint Vincent de Paul avec la seule ressource de la foi.
Ah! pour savoir toujours efficacement penser aux autres, il faut savoir s'oublier soimême; pour se dépouiller volontairement de tout, il faut avoir appris le néant de tout
ce qui n'est pas Dieu, et c'est ce que l'on n'apprend qu'à l'école de Jésus-Christ.
Source : Gallica

Charles François Druon Saint Vincent de Paul : panégyrique (1883)

La charité elle-même, vertu parfaite et divine entre toutes, n'obtient cependant la faveur générale que lorsqu'elle soulage les misères de cette vie fugitive. Dès que les intérêts des âmes deviennent l'objet principal de sa sollicitude, elle ne provoque plus la sympathie universelle.
Aussi, nous inclinons à croire que si Vincent de Paul n'eût été qu'un apôtre, le monde ne lui aurait pas érigé de statues.
Or, c'est pour cela même qu'il importe de faire voir à ce monde irréfléchi que le salut des âmes fut précisément le premier objet de son immense charité.
Source : Gallica

Charles François Druon Saint Vincent de Paul : panégyrique (1883)

De nombreuses solitudes se formeront au milieu des peuples agités, comme des îles fécondes qui s'élèvent du sein des mers orageuses; les lys fleuriront parmi les épines ; la ferveur de l'ancienne Thébaïde renaîtra dans les cloîtres, et l'évêque de Genève, dont les œuvres sont si admirables, chargera Vincent de Paul, d'achever le chef-d'œuvre de la Visitation Sainte-Marie.
Mais, il est temps de suivre sur son plus grand théâtre sa charité pour les âmes, en parlant de Vincent Missionnaire.
Source : Gallica

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