Théobald Mitraud

Élements biographiques

Théobald Mitraud Panégyrique de saint Vincent de Paul… (1852)

Prononcer dans une assemblée chrétienne le nom de saint Vincent de Paul, c'est rappeler par un seul mot les plus vifs sentiments d'amour que le cœur de l'homme puisse contenir pour l'homme ; c'est ranimer la reconnaissance de tous ceux qui souffrent, réveiller l'espoir dans les âmes abattues, faire luire aux yeux de ceux qui pleurent l'aurore d'un jour meilleur ; c'est montrer à l'humanité entière son protecteur, son apôtre : nec est qui se abscondat à calore ejus.
Source : Gallica

Théobald Mitraud Panégyrique de saint Vincent de Paul… (1852)

Lorsqu'on annonce qu'une terre lointaine offre d'immenses trésors, les enfants du siècle s'y précipitent ; mais si l'on apprend que la peste ou un fléau dévastateur dévore les habitants abandonnés, c'est la fille de Vincent qui accourt.
Elle y pénètre bravant la tempête et la fureur des flots ; elle cherche l'infortuné, pour le secourir, au milieu des bois, dans le fond des déserts, parmi les tribus les plus sauvages. Comme il n'y a aucune terre qui ne soit arrosée de larmes, il n'y a aucune terre qui leur soit inconnue.
Source : Gallica

Théobald Mitraud Panégyrique de saint Vincent de Paul… (1852)

Partout on arbore l'étendard de la vraie religion, chaque jour amène de nouveaux sujets- à Jésus-Christ. La France ne suffit pas au zèle de Vincent; l'Italie, la Corse, le Piémont, l'Irlande, la Pologne, Madagascar, sont sanctifiés, sont consolés par ses soins. Tunis échappera-l-il à sa tendre sollicitude? Cette terre, où il a vu couler tant de larmes, où il a entendu tant de gémissements, où il a été témoin de tant d'apostasies, cette terre, enfin, qu'il a arrosée de ses sueurs, doit aussi lui offrir des moissons abondantes de grâces et de miséricordes.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature