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Élements biographiques

Collective La Revue de Paris/1829-1845

Sir Francis Burdett fut de ces derniers. Mais les autres ont devant les yeux un noble dessein qui les passionne et qu’ils poursuivent sans relâche. Leur ambition est grande comme leur conviction ; ils aiment la popularité, mais pour la force qu’elle leur donne ; sans ce levier ils ne soulèveraient pas leur monde : instrument terrible dans leurs mains qui brise tous les obstacles, ou les brise eux-mêmes. Ces tribuns-là, il faut en parler avec respect ; car on ne peut traiter dédaigneusement ceux de qui dépend quelquefois la destinée des plus grands empires.
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Collective La Revue de Paris/1829-1845

La vanité de sir Francis Burdett passait toute croyance ; elle explique sa vie et ses penchans ; c’est parce qu’il était possédé de cette stérile passion qu’il a aimé, recherché la popularité pour la popularité, qu’elle lui a paru préférable à la cause même que la multitude adorait en lui, qu’il a tout fait, au moment où le peuple commençait à l’abandonner, pour regagner sa faveur, et que, quand il eut reconnu qu’elle lui était échappée sans retour, il n’a pas craint de ternir l’éclat de toute sa vie au lieu de se retirer du théâtre de ses triomphes et de se reposer dans sa vieille gloire.
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Collective La Revue de Paris/1829-1845

Le choix du vieux démocrate ne pouvait tomber sur un homme plus propre à remplir le rôle d’apparat qu’il lui réservait. Si sir Francis Burdett n’était pas doué d’un génie élevé, et ne pouvait, comme sa conduite l’a bien prouvé plus tard, se passer d’une sorte d’Égérie politique, il avait une chaleur de sang, une impétuosité naturelle qui entraînait comme elle l’emportait lui-même et le rendait propre à agir sur les masses.
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