David Gradis,  Courte dissertation sur l'origine du monde ou Réfutation du système de la création par un négociant… (1797)

“ Dans les principes des protecteurs de la création, comme dans ceux de tout homme de sens et de bonne foi, l'être suprême n'est point une force aveugle et nécessaire ; c'est une intelligence qui connoît ce qu'elle fait, et qui le fait par sa libre volonté. Cet être n'a donc pu créer l'univers, sans avoir l'idée de tous les êtres qu'il renferme: or, comment a-t-il pu connoître ce qui n'existoit pas ? L'existence est la première des propriétés. ”
Source : Gallica

David Gradis,  Essai de philosophie rationnelle… (1801)

“ Rien n'est pourtant plus aisé à saisir, que la première proposition de la préexistence de la matière, ni plus impossible à concevoir que la dernière, qui a pour objet la création; parce qu'encore une fois, la matière éternelle, quelque imparfaite et vicieuse qu'elle fut, ou qu'on veuille même la supposer, n'avoit nul besoin de s'être faire elle-même, lorsqu'elle existoit déjà de tous les temps. ”
Source : Gallica

David Gradis,  Essai de philosophie rationnelle… (1801)

“ Je pense qu'ils ont raison; parce que celles-ci fondées sur le concours des phénomènes innombrables de la nature, sur la beauté, l'ordre, l'harmonie qui résident entr'eux, et sur l'enchaînement et la marche de toutes les parties de l'Univers, sont incomparablement plus manifestes, plus claires, et en cela plus évidentes, plus à la portée de tous les esprits, que ne sont et ne peuvent jamais l'être, les notions purement métaphysiques des êtres nécessaires ou existant par eux-mêmes. ”
Source : Gallica

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