F. Caucanas

Élements biographiques

F. Caucanas Peuple et roi (1871)

Oui, c'est à vous, prêtres, rois, seigneurs, que nous devons toutes nos discordes, nos guerres civiles, nos malheurs. — Vous dites : non, c'est la révolution qui en est cause; qu'elle abdique et nous vivrons en paix!
Aveugles que vous êtes, ne voyez-vous pas que vous êtes le passé, la mort ; que les idées nouvelles sont l'avenir, la vie ? On ne fait pas remonter l'eau vers sa source, on ne peut donner le souffle à un cadavre.
Parce que vous voyez vos idées, vos rêves s'engloutir dans le vide du temps, vous dites : périsse plutôt la France !
Source : Gallica

F. Caucanas Peuple et roi (1871)

Si nous faisions aujourd'hui la folie de replacer un roi sur le trône, la France serait immédiatement, inévitablement perdue. Nous pouvons encore, si nous le voulons, la relever, la rendre même plus grande qu'elle n'a jamais été, mais il faut pour cela qu'elle garde la possession d'elle-même.
Une royauté, n'importe laquelle, n'a plus de chance de durée en France. Notre instruction politique n'est peut-être pas assez avancée pour avoir la République, elle l'est trop pour supporter une monarchie.
Source : Gallica

F. Caucanas Peuple et roi (1871)

Ce n'est que par des lois draconiennes qu'une monarchie peut se maintenir quelques années ; par la douceur, la persuasion elle ne peut vivre que quelques jours.
Dans un cas comme dans l'autre, une révolution viendra toujours qui la renversera, et la France a déjà trop énervé ses forces dans les révolutions périodiques qu'elle a eues à supporter, pour ne pas reculer devant un pareil avenir.
Qui oserait le nier, qu'une royauté rétablie en France, c'est une nouvelle révolution que nous nous créons à bref délai ? — Donc, vouloir un roi, c'est vouloir laisser ouverte l'ère des révolutions.
Source : Gallica

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