Fyodor Dostoyevsky,
Carnet d'un inconnu
“ Vivez, mais laissez vivre les autres, tel est mon principe! Souffre, travaille, prie, espère! voilà les règles de conduite que je voudrais inculquer à l'humanité entière! Suivez-les et je serai le premier à vous ouvrir mon coeur, à pleurer... s'il le faut, sur votre poitrine. Tandis que vous ne vivez que pour vous; c'est lassant à la fin!— «Homme aux douces paroles!» prononça dévotement Gavrilo.— Tout cela est vrai, Foma; je le sens acquiesça mon oncle, tout ému. Mais tout n'est pas de ma faute; j'ai été élevé ainsi; j'ai vécu parmi les soldats. Je te jure, Foma, que j'étais très sensible. ”

