Fédor Dostoïevski,
Les Possédés
“ Pierre Stépanovitch, par son silence dans certains cas et par de petits mots énigmatiques dans d’autres, contribuait à enraciner chez elle cette singulière idée. Elle le supposait en relation avec tous les groupes révolutionnaires de la Russie, mais en même temps dévoué à sa personne jusqu’au fanatisme. Découvrir un complot, mériter la reconnaissance de Pétersbourg, procurer de l’avancement à son mari, « caresser » la jeunesse pour la retenir sur le bord de l’abîme, telles étaient les chimères dont se berçait l’ esprit fanatique de la gouvernante. ”
