Fédor Dostoïevski,
Les Possédés
“ La grande route, c’est quelque chose de si long, si long qu’on n’en voit pas le bout — comme la vie humaine, comme le rêve humain. Dans la grande route il y a une idée, mais dans un passeport de poste quelle idée y a-t-il ?... Vive la grande route ! advienne que pourra. Après sa rencontre imprévue avec Élisabeth Nikolaïevna, Stépan Trophimovitch poursuivit son chemin en s’oubliant de plus en plus lui-même. La grande route passait à une demi-verste de Skvorechniki, et, chose étrange, il la prit sans s’en douter. ”
