Fédor Dostoïevski,
Les Possédés
“ Parfois une niaiserie même nous frappe et retient longtemps notre attention. De toutes les impressions que son séjour dans notre ville laissa à Nicolas Vsévolodovitch, aucune ne se grava dans son esprit en traits aussi ineffaçables que le souvenir de cet entretien avec Lipoutine. Qu’un petit employé provincial, un tyran domestique, un usurier de bas étage, un ladre enfermant sous clef les restes du dîner et les bouts de chandelle, qu’un Lipoutine enfin rêvât Dieu sait quelle future république sociale et quelle harmonie cosmopolite, — décidément cela passait la compréhension de Nicolas. ”
