Sel biliaire

Définition et enjeux

Victor Albans Fauconneau Dufresne Traité de l'affection calculeuse du foie et du pancréas… (1851)

Ce sel, traité par les acides, les alcalis et les sels de plomb , se comporte comme la bile ; l'analogie entre les deux substances est telle qu'on ne peut se refuser de voir en elles un seul et même composé. Dans les analyses des auteurs, cet acide particulier de la bile reparaît à chaque instant, soit isolé et presque pur, comme dans la résine biliaire de Berzélius, soit plus ou moins décomposé, comme dans celle de MM. Thénard et Gmelin.
Source : Gallica

Portrait de Georges-Henri Roger Georges-Henri Roger Physiologie normale et pathologique du foie (1922)

C'est ce qu'on observe surtout au cours des ictères où la sécrétion biliaire est seule troublée. La dissociation peut aller plus loin : le foie continuant à excréter les sels biliaires, alors que les pigments sont retenus ou réciproquement ne s'opposant qu'au passage des sels biliaires. Il ne semble pas non plus que les ictères bénins modifient profondément les fonctions hépatiques : la sécrétion de la bile paraît de toutes les fonctions la plus indépendante, celle qui peut être troublée isolément.
Source : Gallica

Portrait de Georges-Henri Roger Georges-Henri Roger Physiologie normale et pathologique du foie (1922)

Les sels biliaires, les graisses, la lécithine, la cholestérine se trouvent en excès ; c'est surtout sur les pigments que porte l'augmentation ; aussi la bile des animaux qui ont subi un long jeûne, est-elle analogue à la bile des animaux empoisonnés par des substances qui détruisent les hématies : elle est plus foncée et plus épaisse. Kunkel prétend même qu'elle peut obstruer les canaux et devenir une cause d'ictère, mais c'est là une éventualité tout à fait exceptionnelle.
L'alimentation produit évidemment l'effet inverse du jeûne, elle augmente la sécrétion biliaire.
Source : Gallica

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