Jules Barbier,
Les Contes d’Hoffmann
“ L’amour seul peut obtenir d’elle un pareil sacrifice. ANTONIA, paraissant à la porte de sa chambre.. Eh bien ?... Tu as vu mon père ?... Que t’a-t-il dit ?... HOFFMANN, lui prenant les mains. Ne me demande rien !... Plus tard tu sauras tout !... Ce que je peux te dire, Antonia, c’est que, pour m’appartenir, il faut que tu renonces à tes rêves d’artiste !... Plus de théâtre ! plus de chant ! plus de gloire !... Auras-tu ce courage ?... ANTONIA. Mon Dieu ! HOFFMANN. Tu hésites ?... ANTONIA. Mais... toi-même ?... HOFFMANN. C’est Antonia que j’aime, et non sa voix ! ANTONIA. C’est bien ! ”

