Louis-François Perrin Précy

Élements biographiques

Louis-François Perrin Précy Notes inédites, ou Lettre historique… (1848)

Ma cavalerie et mes chasseurs, formant le corps de l'avantgarde, m'avaient rejoint dans le village de Saint-Rambert,
après avoir essuyé dans leur marche un feu très vif. Mais j'étais inquiet de mon arrière-garde; je me portai en arrière de ma colonne, et je la vis qui débouchait à quatre cents pas de moi, et marchant en bon ordre. Je fus alarmé de cet intervalle ; je ne pouvais cependant aller à elle, ni l'attendre ; je gagnai la tête de mon avant-garde, qui attaquait les postes ennemis.
Source : Gallica

Louis-François Perrin Précy Notes inédites, ou Lettre historique… (1848)

Le tocsin nous suivait partout, les rassemblements s'augmentaient à chaque instant ; nous étions fusillés, on tirait sur nous avec une animosité, un acharnement tels, qu'on aurait pu croire que l'on chassait des bêtes féroces ; et, certes, nous étions bien loin de justifier l'idée que l'on avait de nous, car je puis jurer sur mon honneur que depuis Lyon jusqu'à Saint-Romain, et quoiqu'exténués de fatigue et de faim, pas un de mes camarades, non, pas un, ne s'est permis de prendre un raisin, un seul fruit. Il est tombé plusieurs paysans entre nos mains.
Source : Gallica

Louis-François Perrin Précy Notes inédites, ou Lettre historique… (1848)

J'ignorais ce qui devait composer ma sortie, je ne trouvais que des débris de compagnies et des individus isolés ; j'espérais avoir deux où trois mille hommes, je n'en eus que sept cents. Je fus obligé de compter moi-même les hommes, de former les compagnies , de nommer les officiers, de composer une avant-garde, un corps du centre et une arrièregarde ; je n'étais point aidé, et jamais, non, jamais, il ne s'est vu un travail si difficile; qu'on ajoute à cette fatigue toutes les peines de l'âme, et l'on n'aura encore de ma position qu'une bien faible idée.
Source : Gallica

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