Marie-Thérèse de Malartic, Les Carnets de la vicomtesse de Malartic
“ Après ce petit incident, la vie calme et unie de Marsac reprit son cours ; mais la fièvre des nouvelles hantait notre montagne ; Louis de Marsac allait quelquefois à Toulouse. Un soir qu’il en revenait tard, il ouvrit la porte du salon d’un geste théâtral, resta debout dans l’encadrement de cette porte, comme une statue de l’antique et quand tous les yeux furent fixés sur lui, il laissa tomber ces paroles : « Paris est débloqué ! ». À côté de ce geste, de cette intonation, Talma, Rachel n’avaient jamais existé. On n’est pas de Gascogne pour rien... Hélas ! ”
