Marie-Thérèse de Malartic

Résumé

Marie-Thérèse de Malartic Les Carnets de la vicomtesse de Malartic

Après ce petit incident, la vie calme et unie de Marsac reprit son cours ; mais la fièvre des nouvelles hantait notre montagne ; Louis de Marsac allait quelquefois à Toulouse. Un soir qu’il en revenait tard, il ouvrit la porte du salon d’un geste théâtral, resta debout dans l’encadrement de cette porte, comme une statue de l’antique et quand tous les yeux furent fixés sur lui, il laissa tomber ces paroles : « Paris est débloqué ! ». À côté de ce geste, de cette intonation, Talma, Rachel n’avaient jamais existé. On n’est pas de Gascogne pour rien... Hélas !
Source : Wikisource

Marie-Thérèse de Malartic Les Carnets de la vicomtesse de Malartic

C’était une providence pour le pays, que ce bon de Marsac.
Et puis la vie de tous les jours reprit, mais le chef manquait et dans la suite tout devait se désagréger ici et aller à sa ruine.
Madame d’Aurelle prit la vérole ; elle fut bénigne, j’allai voir la malade. Tout en m’apercevant, elle me cria : « Ne me touchez pas, vous n’avez pas même de gants ». Je l’assurai que je n’attachais pas d’importance à cela. Quand on a peur d’une maladie ou d’un danger l’affronter est courageux mais lorsqu’on n’a pas l’idée de ce danger il n’y a aucun mérite à le braver.
Source : Wikisource

Marie-Thérèse de Malartic Les Carnets de la vicomtesse de Malartic

M. de Voisin ouvrait un œil pour dire un mot de sa bataille de Wagram et le curé ne disant rien.
D’ailleurs, les questions politiques, religieuses ou autres étaient peu approfondies à Marsac. Les enfants avaient été singulièrement élevés. N’admettant pas une supériorité autour d’elle, Mme de Marsac [23] retira ses fils d’une institution de Toulouse où ils auraient été élevés selon leur rang. S’apercevant qu’ils étaient intelligents et deviendraient ses égaux elle les laissa à la campagne où ils menaient un peu la vie des paysans peu cultivés. On sentait en eux la race.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature