Paul Gaucher

Élements biographiques

Paul Gaucher Études de philosophie médicale… (1881)

Si la vie n'est pas le résultat de l'organisation, l'organisation, au contraire, est bien le produit de la vie; c'est la vie, le principe vital qui forme les organes et détermine leur fonctionnement par un influx incessant. Rien n'empêche d'admettre d'autre part que le mouvement spécial communiqué aux organes par l'influx vital ne puisse s'y conserver pendant un certain temps, de même qu'une pierre lancée par un bras vigoureux conserve pendant quelque temps la vitesse première qu'elle ne perd que peu à peu.
Source : Gallica

Paul Gaucher Études de philosophie médicale… (1881)

Ces théoriciens, frappés de ce fait que l'âme raisonnable agit avec conscience de ses actes quand elle opère par la réflexion et le raisonnement, se refusent à admettre que cette même âme puisse opérer d'autre part, dans un autre ordre de faits, d'une manière tout à fait inconsciente. Ils disent, en un mot, que l'âme humaine, si elle était vraiment la cause déterminante des faits vitaux, en aurait certainement conscience, et que, puisqu'elle les ignore parfaitement, il est faux de prétendre qu'elle en soit véritablement la cause.
Source : Gallica

Paul Gaucher Études de philosophie médicale… (1881)

Ainsi, tous ceux qui admettent dans les êtres vivants, dans le corps humain en particulier, l'existence d'un principe distinct des forces cosmiques ordinaires pour expliquer les faits vitaux, tous ceux-là, dis-je, s'appellent du nom commun de vitalistes, parce que tous ils disent que la vie-principe est une force spéciale, propre, sui generis.
Et qu'on veuille bien le remarquer en passant : on peut tout à la fois, sans inconséquence, se dire opposé au vitalisme et cependant admettre l'existence de l'âme et le spiritualisme.
Source : Gallica

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