R. Sonthonas, Première lettre adressée aux électeurs… (1834)
“ Bien plus, ce député s'attache aux avantages lucratifs de la diplomatie ou du parquet; il apprend à moins estimer la haute mission qu'il a reçue : obligé de ménager les ministres, auxquels il doit d'abord de la reconnaissance, et qui ensuite peuvent lui retirer et les places qu'ils ont données et les faveurs de cour dont ils disposent, l'homme des électeurs a perdu son indépendance ; c'est un mandataire infidèle, c'est un ange déchu qui marchait dans sa force et sa liberté, et qui maintenant n'est plus qu'une créature obéissante d'un ministère trop souvent privé de l'estime publique. ”
