Timothée Larade, Physiologie de l’électeur
“ Les uns répètent dans chaque affaire les mêmes phrases ; ils tonnent sans cesse contre les accusés, il leur suffit qu’ils aient amené un homme sur le banc des assises pour qu’il soit coupable à leurs yeux, et ils usent de tous les moyens licites et illicites pour faire passer cette espèce de conviction dans l’esprit des jurés. Si un accusé se montre calme et digne, c’est l’impudeur du crime qui ne se repent pas, tant le forfait avilit l’âme ; s’il se trouble devant l’échafaudage effrayant que l’accusation élève, c’est parce qu’il se sent coupable, car l’innocence ne se trouble pas. ”
